Welya et Livestorm visent le même format, le webinaire, mais ne courent pas après le même résultat. L’un est taillé pour vendre en direct, l’autre pour diffuser proprement un événement B2B. Le choix se joue sur une question simple : votre webinaire sert-il à convertir ou à informer ? Avec un taux de présence moyen de 35 à 45 % sur les inscrits, et un taux de conversion qui frôle 56 % quand le live est bien mené, l’enjeu n’est pas mince.
Sur la conversion pure, Welya prend l’avantage. Sur la polyvalence et les intégrations natives, Livestorm reste solide. Ce duel s’inscrit dans le hub des comparatifs Welya, où chaque concurrent passe au même crible. Ici, on tranche critère par critère : fonctions de vente, fiabilité, prise en main et surtout prix.
Car derrière les fonctionnalités, deux modèles économiques s’opposent. Un abonnement fixe chez Welya, une facturation variable à l’usage chez Livestorm. L’écart se creuse à mesure que l’audience grandit.
Welya, la plateforme pensée pour convertir en direct
Gamification, A/B test des offres et lead scoring inclus dès le premier palier. Testez avant de trancher.
Welya l’emporte sur la vente, Livestorm sur la souplesse d’usage. Le détail tient aux points suivants.
- Welya cible la conversion (gamification, A/B test, lead scoring) ; Livestorm cible l’événementiel B2B et les réunions.
- Sur notre grille orientée vente : Welya 4,4/5, Livestorm 4,2/5. Livestorm garde un solide 4,4/5 sur G2, toutes catégories.
- Prix : Welya fixe (dès ~99 €/mois, 500 participants inclus) ; Livestorm variable, qui grimpe avec l’audience.
- Pour vendre en direct : Welya. Pour des réunions, formations internes ou breakout rooms : Livestorm.
Welya contre Livestorm : le verdict en un coup d’œil
Avant le détail, voici le face-à-face. Les deux outils diffusent un live de qualité et fonctionnent sans logiciel à installer. La vraie différence tient à leur intention. L’un optimise la décision d’achat, l’autre la circulation de l’information.
Deux philosophies opposées
Livestorm est conçu pour l’événementiel B2B. Démonstrations produit, réunions, webinaires informatifs : l’outil mise sur la simplicité d’accès via navigateur et la gestion fluide des participants. C’est une solution polyvalente, pensée pour faire circuler un message proprement.
Welya part d’une autre logique. La plateforme s’adresse aux formateurs, coachs, entrepreneurs et marketeurs qui utilisent le webinaire comme levier de vente. Tout y est calibré pour pousser à la décision. Ce positionnement compte, car 73 % des participants à un webinaire B2B deviennent des prospects. Encore faut-il transformer ces prospects, et c’est là que le match Livestorm vs Welya se décide.
Ce que vaut chaque note
Notre note n’évalue pas un outil dans l’absolu. Elle mesure sa capacité à convertir en direct. Sur ce critère, Welya obtient 4,4/5 et Livestorm 4,2/5. L’écart vient des fonctions de vente, pas d’un défaut de qualité.
Livestorm reste un produit sérieux et reconnu. Sur G2, il affiche 4,4/5 sur plus de 1 700 avis vérifiés, preuve d’une satisfaction générale élevée. La différence avec notre grille s’explique simplement. Nous pesons lourd la conversion ; G2 mesure la satisfaction globale. Deux lectures, deux scores cohérents.
Conversion et engagement : l’écart se creuse
C’est le cœur du sujet pour qui vend. Un webinaire bien animé convertit en moyenne 56 % de ses présents. Mais ce chiffre dépend des leviers d’engagement disponibles. Et sur ce terrain, les deux outils ne jouent pas dans la même catégorie.
Les leviers de vente en direct
Welya intègre nativement ce qui manque ailleurs. Gamification du chat, A/B test des offres en direct, pop-ups de preuve sociale, exit pop-up sur le live, écran de fin engageant : autant de mécaniques de conversion. Livestorm propose un live propre, mais aucun de ces leviers.
L’impact est mesurable. Les participants engagés sont 30 % plus susceptibles de convertir. Sur un live très interactif, le taux de clic sur les appels à l’action peut grimper jusqu’à 69 %. Animer ne suffit donc pas. Il faut des outils qui transforment l’attention en action, au bon moment.
Lead scoring et analyse post-live
Le live terminé, le travail continue. Welya note automatiquement les leads selon leur comportement et donne accès à plus de 40 données d’analyse, heatmaps comprises. On repère ainsi les prospects les plus chauds pour prioriser le closing. Livestorm se limite à des indicateurs standards : présence, participation, interactions.
Or près de 47 % des visionnages se font en replay, après l’événement. Le suivi post-live devient donc décisif. Sans qualification fine de l’intention d’achat, on rappelle tout le monde de la même façon, et on perd du temps. Le scoring change cette mécanique en profondeur.
Branchez le scoring sur votre CRM pour rappeler d’abord les leads chauds. Un prospect contacté dans l’heure se convertit nettement mieux qu’au lendemain.
Fiabilité, prise en main et branding : les nuances
Au-delà des fonctions de vente, l’usage quotidien compte. Stabilité du live, facilité de démarrage, personnalisation de la marque : ces critères pèsent dans la durée. Chacun marque ici des points, mais pas sur les mêmes terrains.
Diffusion et stabilité sous forte charge
Welya repose sur une infrastructure pensée pour les gros volumes. L’objectif : une diffusion stable, sans latence ni coupure pendant les moments critiques, par exemple au lancement d’une offre. Livestorm offre une expérience performante via navigateur, mais peut montrer ses limites en cas de forte affluence ou de connexion instable.
Ce point n’est pas anecdotique sur les gros lives. Le taux de présence chute de 51 % à 18 % quand le nombre d’inscrits passe de la tranche 100-199 à la tranche 200-299. Plus l’audience grossit, plus chaque incident technique coûte cher en prospects perdus.
Sans installation, simplicité et personnalisation
Livestorm garde de vrais atouts. Tout se passe dans le navigateur, sans téléchargement, ce qui réduit les frictions côté participants. La prise en main est rapide, la réputation bien établie, et les breakout rooms ouvrent des ateliers collaboratifs que Welya ne vise pas. Pour un format médiatisé et clé en main, le terrain ressemble d’ailleurs à notre face-à-face Welya face à Webikeo.
Welya répond sur la personnalisation. Branding total de la salle, salle d’attente interactive, panel de modération, notifications de conversion : l’expérience est calibrée pour l’image de marque et la vente. Là où Livestorm reste sobre, Welya pousse le contrôle visuel plus loin.
Deux modèles de prix : fixe contre variable
C’est le critère qui départage le plus souvent. Welya facture un abonnement fixe, calé sur la capacité de la salle. Livestorm facture à l’usage, selon le volume réel. Sur le papier, les prix d’entrée se ressemblent. À l’échelle, l’écart devient net.
Welya : un abonnement fixe et prévisible
Trois paliers, un prix connu d’avance. Le Starter démarre à environ 99 €/mois (948 €/an) pour 500 participants, des lives de 2 h et 2 présentateurs. Le Pro passe à ~299 €/mois pour 2 000 participants et 3 h. L’Entreprise atteint ~499 €/mois pour 5 000 participants et 4 h.
Surtout, tout est inclus dès le premier plan. Gamification, A/B test des offres, plus de 40 données d’analyse, lead scoring, branding : aucune option à débloquer. Le budget reste stable, quelle que soit l’affluence du jour. Ces tarifs sont constatés en juin 2026 et peuvent évoluer.
Livestorm : une facturation variable à l’usage
Le modèle est progressif. Le plan gratuit reste à 0 €, limité à 30 participants et 20 minutes par session : utile pour tester, rien de plus. Le plan Pro se paie ensuite selon les contacts actifs : ~110 €/mois pour 100, ~198 €/mois pour 200, ~495 €/mois pour 500. En crédits participants, comptez ~1 200 €/an pour 400 personnes. Le plan Business tourne autour de 299 €/mois pour 3 000 participants, l’Enterprise se négocie sur devis au-delà de 1 000 €/mois.
La logique est claire : le coût grimpe avec l’audience. Pratique pour un usage ponctuel, plus lourd dès qu’on diffuse régulièrement à grande échelle. Si la facture monte vite, mieux vaut savoir quoi choisir face à Livestorm avant de s’engager.
Ne comparez pas sur le seul prix d’entrée. En crédits Livestorm, 500 vues sur une seule session peuvent coûter près de 1 250 €. Chez Welya, ce volume reste inclus dans l’abonnement fixe.
Quelle plateforme choisir selon votre objectif
Il n’y a pas de gagnant universel, mais un gagnant par usage. La bonne question n’est pas « lequel est le meilleur », mais « pour quoi faire ». Deux profils se dégagent nettement.
Welya, si vous vendez en direct
Welya s’impose dès que la conversion est l’objectif. C’est le choix logique pour vendre du high-ticket : coaching, conseil, formation. Le lead scoring sert à prioriser les appels de closing, le prix fixe sécurise le budget par palier d’audience. Et l’intégration via Make connecte le live à votre stack marketing (Systeme.io, HubSpot, ActiveCampaign).
Livestorm, pour l’événementiel et les réunions
Livestorm reste pertinent ailleurs. Réunions d’équipe, formations internes, ateliers en breakout rooms, webinaires informatifs : son approche navigateur et sa simplicité font mouche, à condition d’avoir le budget. Pour des réunions récurrentes, le débat se rapproche d’ailleurs de notre comparatif Welya face à Zoom.
Le marché ne s’arrête pas à ces deux noms. Le duel Welya face à ClickMeeting éclaire l’option européenne accessible, tandis que Welya face à BigMarker couvre les besoins de diffusion massive et d’intégrations poussées. De quoi affiner votre choix au-delà du seul comparatif Welya Livestorm.